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Les principes de la commande publique sont bafoués, agissons ensemble pour ne pas mourir en silence



Les principes de la commande publique sont bafoués, agissons ensemble pour ne pas mourir en silence
Depuis trop longtemps, des combats isolés n’ont pas infléchi la super puissance de l’UGAP.
Depuis trop longtemps, notre profession est fortement impactée par la puissance publique.

Encore récemment la gestion calamiteuse de la rentrée scolaire 2009, placée sous le slogan de la lutte pour le pouvoir d’achat, a mis en avant d’une manière tapageuse et médiatique la seule grande distribution au détriment de la distribution spécialisée.

Après avoir saboté la rentrée des classes voici maintenant que ces mêmes pouvoirs publics s’en prennent à l’ensemble de nos métiers et nous expulsent des marchés publics de l’Etat ou de ceux des collectivités décentralisées grâce à la conjonction maléfique du SAE et de l’UGAP.

Les principes de la commande publique sont bafoués, agissons ensemble pour ne pas mourir en silence
Qu’avons nous fait pour mériter cela ?

Avec ses 100.000 salariés et ses quelques 10.000 entreprises de toutes tailles la FEB (Fédération de l’Equipement du Bureau) constitue une des armatures du territoire français :
- nous payons des impôts, nous créons des emplois, nous ne bénéficions d’aucune aide spécifique,
- nos salariés sont à 95% en CDI et plus de 93% à temps complet,
- et nous constituons une des bases régionalisées du tissu économique et social sur tout le territoire français.

Aujourd’hui, nos entreprises redoutent le modèle économique tentaculaire issu de la Révision Générale des Politiques Publiques et qui, par la massification des achats de l'Etat organisée par les deux entités, le SAE (Service des Achats de l’Etat) et son bras armé l'UGAP, est entrain de créer un monopole artificiel de la commande publique et une restriction de la concurrence qui aboutira à des conséquences désastreuses au plan économique et social :

- une fragilisation des entreprises locales ou régionales, prélude à des disparitions et à des pertes d’emploi massives dans les entreprises concernées

- la concentration des achats courants de l’Etat (les fournitures, mobiliers et matériels de bureau, les matériels informatiques, les progiciels et services associés, soit la quasi-totalité de l’activité de notre profession.)

- l’inéluctable recours in fine au "sourcing direct" de masse dans les pays à bas coût et à la délocalisation des entreprises.

Il faut rappeler que trois principes régissent la commande publique :

1. La Liberté d’accès aux marchés publics

2. L’Égalité de traitement des candidats

3. Le Contrôle de l’usage des deniers publics, dont découlent les procédures mises en œuvre (publicité des offres, mise en concurrence des fournisseurs, transparence des choix effectués, contrôles externes).


Lequel de ces trois principes le SAE a-t-il respecté dans notre secteur et dans la perte de vos marchés public locaux ou régionaux ? ! ! !

LA LIBERTE d’ACCES : NON ! !

Il n’y a plus d’appels d’offres régionaux, les Administrations locales n’en ont plus le droit par instructions écrites du SAE de se fournir localement et les collectivités ou organismes publics sont incités à commander directement à l’UGAP (en raison du concept de la centrale d’achat).

L’EGALITE de TRAITEMENT : NON ! !

La taille des rares appels d’offres nationaux l’interdit à la quasi totalité de nos entreprises. De plus l’allotissement obligatoire est parfaitement oublié.

Le CONTROLE des DENIERS PUBLICS n’a jamais été obtenu en tuant la concurrence.

Les principes de la commande publique sont bafoués, agissons ensemble pour ne pas mourir en silence
Trop, c’est trop ! Ne nous résignons pas, dénonçons l’injustice qui nous est faite et qui pousse certains d’entre vous au désespoir des pertes de chiffres d’affaires et au licenciement de personnels n’ayant pas démérité.

Quatre mois après que la délégation de la FEB ait été reçue à Matignon, la situation ne s’est pas améliorée. Les réponses qui nous sont faites sont soit évasives ou erronées.

Nous avons besoin de votre implication, de votre réaction auprès de vos élus locaux et de vos parlementaires. Ensemble nous finirons par nous faire entendre.

Jackie TROY
Administrateur déléguée aux Marchés Publics

Les économies de l'Etat inquiètent les PME


Lundi 8 Février 2010